La croyance dans le coaching-3/6

La croyance, la conscience et le langage

Troisième volet de l’étude de la croyance dans le coaching

Afin de mieux évaluer les dimensions limitantes et/ou aidantes de la croyance du coaché, il semble pertinent de présenter la croyance sous différents angles afin d’en comprendre le procès du sens et notamment les relations entre valeur, croyance, engagement et motivation. Il existe différents outils pour évaluer la-es croyance-s du coaché; ils permettent des microscopies des domaines de conscience de Bateson. Il semble possible d’organiser ces outils en un parcours de sens pour interroger le registre de la croyance du coaché.

La croyance et les domaines de conscience de bateson & Dilts

Le modèle de Dilts des domaines de conscience à partir des travaux de Bateson vise à accompagner le coaché dans sa prise de conscience de l’événement qu’il traverse et pour lequel il a désiré être coaché. Ce modèle permet au coaché d’attribuer l’information recueillie au bon niveau de pertinence. La quatrième étape se rapporte spécifiquement aux valeurs et croyances quand les autres servent à leurs manifestations; mais à ce titre elles peuvent être également questionnées. Par exemple les étapes 1 et 2 qui concernent les manifestations visibles de la croyance du coaché peuvent être décomposées ainsi :

la croyance et le langage

À l’étape 4 du modèle, le coaché n’exprime pas toujours clairement la croyance qui le freine, l’empêche d’agir ou l’immobilise. Pourtant on peut repérer les formes langagières d’une croyance dans ses dires. En tant que point de vue (cf. Article 1/6) elle est un acte cognitif d’interprétation; celui-ci présuppose…

Télécharger tout le texte en pdf

Jérôme Guibourgé coach professionnel certifié

Catégorie : Parutions

Article précédent

La croyance dans le coaching 2/6

 

La croyance dans le coaching-2 : la croyance, procès, position et domaine de focalisation

la croyance comme processus de transformations

La croyance abordée comme un procès de transformations tient compte d’une dimension fonctionnelle et d’une affective; c’est-à-dire ayant un contenu affectif lié à l’engagement plus ou moins marqué que la personne investit dans la croyance concernée. Chacune des étapes de ce procès est un moment sur lequel le coach peut demander au coaché de s’interroger.

La dimension fonctionnelle :

Espérance : qu’espérez-vous à travers cette croyance ?
Promesse : cette croyance pour vous contient-elle une promesse ?
Attente : que vous apporte cette croyance ? Qu’en attendez-vous ?
Résultat : avez-vous été satisfait ou frustré ? Quelle satisfaction vous apporte-t-elle ?

La dimension affective :

Cette dimension affective liée à l’engagement du coaché dans sa croyance permet en quelque sorte d’en apprécier la force; elle se raconte en intensité mais aussi en extensité quand le coach aide le coaché à comprendre quels éléments de sa vie sont touchés par cette croyance. Ainsi le coaché peut explorer deux autres dimensions de sa croyance…

Télécharger le texte complet en pdf

Jérôme Guibourgé coach professionnel certifié

Catégorie : Parutions

Article précédent

Article suivant

La croyance dans le coaching 1/6

La croyance dans le coaching-1 : la croyance, c’est quoi ?

Afin de mieux évaluer les dimensions limitantes et/ou aidantes de la croyance du coaché, il semble pertinent de présenter la croyance sous différents angles afin d’en comprendre le procès du sens et notamment les relations entre valeur, croyance, engagement et motivation. Il existe différents outils pour évaluer la-es croyance-s du coaché; ils permettent des microscopies des domaines de conscience de Bateson. Il semble possible d’organiser ces outils en un parcours de sens pour interroger le registre de la croyance du coaché.

introduction : la croyance a 3 dimensions, matérielle, intellectuelle et spirituelle

Croire c’est faire crédit tant matériellement qu’intellectuellement ou spirituellement, dimensions que la croyance a conservées. Étymologiquement le mot croyance vient du verbe croire qui apparaît vers 1080, en venant de creire vers 1050, de credre vers 980 et à l’origine de credere dans la langue religieuse. Croire a d’abord le sens de prêter quelque chose à quelqu’un puis de crédit et enfin de confier avant de revenir dans le giron du religieux via le christianisme. Le mot croyance lui-même apparaît autour de 1370, en venant de credentia (créance) qui apparaît en pleine période romane vers 1050 tandis que le religieux s’emparait de fides (foi). Il va ainsi garder un sens spirituel avec la « croyance en » et un sens intellectuel avec la « croyance à ». Croire à son banquier, c’est lui faire crédit de certaines compétences et qualité dans la gestion de l’argent, c’est donc une croyance intellectuelle ; croire à la rotondité de la terre ou à l’impact de l’Homo sapiens sur le climat c’est croire aux manifestations physiques et cette croyance est toute matérielle alors que croire en une entité supérieure est une croyance spirituelle…

Télécharger le texte complet en pdf

Jérôme Guibourgé coach professionnel certifié

Catégorie : Parutions

Article précédent

Article suivant

L’alignement en question

L’alignement est-il une parade… pour vivre mieux ?

L’alignement personnel est-il souhaitable en société ?

L’alignement, des Valeurs aux actes
Être en accord avec soi-même est fondé sur la valeur «authenticité» ont observé des psychologues dans plusieurs études année après année1. L’authenticité notent-ils repose sur la relation entre les valeurs auxquelles on croit et les actes que l’on entreprend. Autrement dit, il faut aligner ses actes sur ses valeurs en y associant sa sensibilité, ses motivations et croyances profondes. Non seulement être authentique c’est paraître ce que l’on est et être ce que l’on paraît mais, c’est aussi agir en conséquence : aligner l’ensemble en sachant accorder ses motivations implicites à ses objectifs et actions manifestes.
Être authentique à soi semble alors nécessiter d’être sincère aux autres. Si l’enfant nous fait rire avec sa sincérité, dans ses relations aux autres l’adulte en mesure la dangerosité et se retient. Mais il semble nécessaire de distinguer ici l’innocence naturelle de l’enfant qui lui permet de livrer directement ce qu’il pense et ressent de l’authenticité qui est la valorisation de l’accord ressenti par un individu entre ses actes et ses valeurs quelles qu’elles soient. L’authenticité chez l’enfant pourrait être confondue avec l’innocence ou couplée à l’innocence et à la socialisation réduite de l’enfant quand chez l’adulte elle désigne l’accord entre être, paraître et agir ; et ceci quelles que soient les valeurs sous-jacentes. Je peux être authentiquement gentil/bon ou authentiquement méchant/mauvais. On peut remarquer alors (1) dans l’innocence une absence d’intention quand l’authenticité se déploie sur un fond d’intentionnalité et, (2) une persistance établie par défaut chez l’enfant qu’il faut établir dans le temps volontairement pour l’adulte. Pour le coaché il y a là une double difficulté à franchir : reconnaître que l’on est rarement sincère et, savoir si l’authenticité recherchée doit être partout, en tout temps avec tout le monde. Si être authentique à soi c’est aussi être sincère, peut-on être sincère aux autres absolument ? C’est à dire tout le temps avec tous. Être aligné.e est-ce un objectif à atteindre absolument ? Un souhait à réaliser ? Une quête de l’innocence perdue ?

Télécharger le texte complet en pdf

Jérôme Guibourgé coach professionnel certifié

Catégorie : Parutions

Article précédent

Article suivant

Comment accompagner le passage à l’action ?

passage à l'actionValorisation et action
Comment accompagner le passage à l’action ?

D’après la conférence pour les Rencontres de Sophie, Le Lieu Unique, Nantes, 2011

La question de la mise en action est souvent soulevée en coaching car on s’occupe de transition et de changement ; période durant laquelle le coaché doit prendre des décisions qui lui permettent d’agir. Autrement dit, il s’agit d’accompagner le passage d’un état 1 à un état 2 comme dans une quête de sens quand la signification de l’activité professionnelle est tellement questionnée que le coaché n’arrive plus à se mettre en mouvement ou que ce soit lors d’une période de procrastination due à des doutes ou à leur mise en abîme. La question de la mise en action apparaît également chez le dirigeant et le cadre face à des décisions complexes. Complémentaire à la psychologie, on propose une approche basée sur l’analyse de la construction du sens. On utilise le terme de l’Agir pour résumer cette mise en action du sujet.

Une des questions que pose l’Agir, est celle de la naissance de l’acte pour le sujet ; autrement dit comment passer à l’action ? En général, pour agir, à un moment donné, il faut avoir décidé d’agir. Si petit, si infime que soit ce moment, il existe ; et on verra ce qu’apportent les neurosciences sur ce sujet. Cependant, en disant « il faut avoir décidé d’agir », on ne se place pas d’un point de vue psychologique pour lequel l’état de conscience ou d’inconscience du sujet au moment où il doit décider d’agir rentrerait en compte. On suppose un fond d’intentionnalité à l’acte ; mais pour autant cela ne suffit pas car pour décider d’agir il faut que l’acte ait un sens et, plus exactement une signification pour le sujet agissant. Ainsi, on aborde cette question de l’Agir sous l’angle du sens. La question peut être reformulée ainsi : Comment aider le coaché à passer de la signification à la décision et à l’action ?

Penser ce passage à l’action comme un parcours de sens permet au coach d’identifier les étapes du parcours pour aider le coaché à agir dessus. Pour tout un chacun le corps est le lieu des décisions et le point de démarrage des actions. Les sciences du langage et les neurosciences ont observé ce parcours à travers le corps qui va du sens à l’action en passant par l’action du sens pour arriver à la décision d’agir. Le point de départ de cette réflexion est donc le corps.

Jérôme Guibourgé coach certifié

Texte complet.pdf

Catégorie : Conférences, Parutions

Article précédent

Article suivant

Quel sens pour le partage de compétences?

partage de compétencesLa transferabilité en question

Extrait de la conférence CNAAG, Palais des Congrès de Nantes, novembre 2018

Il arrive que la Direction demande à un salarié de transférer ses compétences à un autre salarié ou de les partager de manière transversale. Ce partage interroge beaucoup le salarié et il peut se sentir fragilisé. De même la Direction peut s’interroger sur la manière dont elle souhaite procéder afin de maintenir ou de dynamiser l’engagement des personnels. Lors de l’accompagnement, le coach peut les questionner sur quatre niveaux de pertinence : (1) le niveau de mise en œuvre et de réalisation (qu’est-ce qu’on fait ? Que partage-t-on ?), (2) le niveau de planification et du management (quand, avec qui pour quel projet, comment ?), (3) celui des stratégies et de l’éthique (une politique ? Un projet d’entreprise ?), (4) celui des valeurs et du sens global (Pourquoi ?).
Ces niveaux interdépendants se présupposent mais aucun n’est plus important que l’autre. Cet article porte plus particulièrement sur les deux derniers niveaux de pertinence dans la mesure où les résoudre permet de débloquer les précédents. On cherchera à relever les principes au-delà des particularités de telle ou telle organisation ou personnalité. Pour répondre à cette question, il faut prendre sa formulation à rebours : l’entreprise comme collectif qui entreprend détermine les compétences dont elle a besoin puis celles-ci conditionnent leur caractère transférable ou transversal. Il faut donc préciser le type d’entreprise et définir sa conception de la compétence, de transférabilité et de la transversalité pour pouvoir accompagner le salarié.

Jérôme Guibourgé coach certifié

Fichier PDF : transférabilité

Catégorie : Conférences, Parutions

Article précédent

Article suivant

Théorie de l’humour : l’humour en publicité

sémiologie de l'humour en publicité

sémiologie de l’humour

Sémiologie de l’humour en publicité

Faire de l’humour en publicité est-ce prendre un risque ? Et plus généralement faire de l’humour est-ce partager un risque ? Créer un écart voire résister ou influencer socialement ? L’humour est-il une forme d’humeur ou une passion ? Est-ce une force collective d’énonciation capable de modifier la vitesse d’acceptation d’un énoncé ? l’humour en publicité, peut-il être une stratégie qui révèle une forme de vie ? Alors, qu’est donc l’humour comme objet sémiotique ? De quels outils dispose-t-on pour étudier cet objet ? Le gag, la farce ou l’ironie sont-ils propices à la publicité ? Pourquoi élaborer une typologie de l’humour en publicité ?

Mêlant apports théoriques et analyses de cas pratiques, ce livre propose de découvrir le procès de l’humour en publicité afin de mieux comprendre comment l’utiliser. Illustrée par de nombreuses publicités, la génération de sens des différents types d’humour est auscultée en détail et des synthèses rythment les avancées sémiotiques.

L’auteur de l’humour en publicité

Consultant, enseignant et chercheur associé au CeReS de Limoges, Jérôme Guibourgé mène trois thématiques de recherche : l’humour, les valeurs et le design (L’entreprise entre valeurs techniques et valeurs sociales, in Valeurs, aux fondements de la sémiotique, L’Harmattan, 2015; Comment le design intuitif communique-t-il ?, MEI n° 40).

Caractéristiques de l’ouvrage l’humour en publicité, analyse sémiologique

Actualité : une récurrence du thème due à un sujet labile et une actualité sans cesse renouvelée avec les humoristes. Une radio spécialisée, de nombreuses vidéos…
Labilité : Un sujet labile qui permet les débats et les points de vue
Documenté et illustré : un ouvrage abondamment documenté et illustré par des cas réels analysés
Progression argumentative balisée : De nombreuses synthèses balisent l’avancée de la démonstration et permettent une progressivité pédagogique.

Matières concernées

A la croisé du monde professionnel et universitaire. Un ouvrage écrit par un designer sénior, enseignant, consultant et chercheur

sciences du langage/ sciences de gestion, du management & marketing/ sciences de l’information et de la communication/ design publicitaire et communication/ sciences humaines

Préface de Jacques Fontanille

Pour passer commande , 4 possibilités :

► Chez votre libraire
► Sur notre site internet : www.editions-academia.be
► Sur des sites marchands : Amazon, Fnac.com, decitre.fr,…
► Par mail à : commande@harmattan.fr (en précisant vos coordonnées complètes de facturation et de livraison).
► Au point de vente de Louvain-la-Neuve

Sur le même thème :

Tendances contemporaines : l’humour

#1 cas pratique : humour publicitaire

#2 Cas pratique : stratégie humoristique

#3 Pratical case : taboos, humor and ethics

Sur l’humour et le recrutement :

conseils, humour et recrutement

Catégorie : Parutions

Article précédent

Article suivant