Théorie de l’identité : Stereolux, gestion éthique de projets

gestion éthique de projet

gestion éthique de projet

La conception d’outils de gestion éthique de projets nécessite la collaboration et l’approbation de tous. À la fois sur la démarche et sur les critères précis toutes deux permettent de définir le positionnement éthique ou non des projets à évaluer.

Pour concevoir cette gestion éthique de projets, nous avons procédé en trois phases. Une phase de consultation pour établir à la fois un cahier des charges et poser un diagnostic. Une seconde pour élaborer une matrice de critères éthiques/non-éthiques pertinente et propre à l’association. Et, enfin, une dernière phase de mise en place et d’ajustement de la matrice et de la procédure d’évaluation.

Conception d’une gestion éthique de projets

La conception d’une telle gestion éthique pour cette entreprise culturelle demande une observation et un pilotage à la fois de chacun des postes comme :

– la gouvernance que l’on peut découper principalement en processus, commissions, circuit décisionnels et représentativité des participants

– évaluation des projets avec l’intégration des variables de mesure (AFAQ et autres critères) et leur système de pondération.

Autonomie, Dignité, Responsabilité et Vulnérabilité

Nous sommes intervenus sur la gestion éthique des projets et non sur la pertinence des dits projets. Ce qui veut dire que d’emblée, le projet culturel à évaluer éthiquement est posé comme pertinent. Admis comme pertinent par les participants à ce processus de gestion éthique. Par ailleurs, la gestion éthique de projets présuppose au moins 4 propriétés fondamentales dont aucune n’est à oublier dans la construction de l’éthique propre à Stereolux.

Gestion éthique, un processus incrémental

Mettre au point la gestion éthique des projets c’est s’appuyer sur vos équipes et votre organisation pour concevoir une gestion qui vous est propre (élaboration d’une charte). Elle changera avec l’évolution de l’entreprise. Il s’agit donc d’un paramétrage évolutif qui demande de prévoir des étapes de réévaluation (gestion incrémentale).

Autre article lié à ce sujet : valeurs sociales & valeurs techniques

Lien vers le site Stereolux; association culturelle qui a mis en place une gestion éthique de projets

Partenaire : Vincent Rostaing

Catégorie : Études et conseils

Mots clés : | | |

Article précédent

Article suivant

Théorie de l’identité : quel territoire éditorial pour SFR ?

territoire éditorial

Pour répondre à cette question de territoire éditorial, il est nécessaire d’identifier les balises de sens. Celles qui permettent à la marque de le définir. Ces balises de sens sont repérables au niveau du plan de l’expression mais le sont tout autant au niveau du plan du contenu.

Le territoire éditorial, élément essentiel de la plateforme de la marque

Le territoire éditorial est bien souvent un des éléments essentiels de la plateforme de la marque. Une fois élaboré, il est géré à l’aide d’une charte éditoriale. Celle-ci est un complément indispensable à la charte graphique. Cette dernière n’opère que pour les éléments de l’identité graphique de la marque.

Le territoire éditorial en 3 phases : le benchmark, le diagnostic et les recommandations

La définition du territoire éditorial s’effectue en trois phases principales : le benchmark, le diagnostic et les recommandations. L’angle de vue sémiotique permet de relever les cohérences dynamiques. Mais aussi de travailler la cohésion et la congruence dans les discours choisis.

Les dispositifs éditoriaux « relationnels »

Il a donc été nécessaire de présenter un benchmark des dispositifs éditoriaux « relationnels ». Nous avons étudié le territoire éditorial de concurrents afin d’analyser ce qu’ils construisent en termes d’accompagnement client : forces et faiblesses des dispositifs, traitements éditoriaux, sujets d’accompagnement, rhétorique, sémantique pour traduire l’accompagnement…

Le diagnostic du territoire éditorial de la marque

Le diagnostic du territoire éditorial de la marque et sa comparaison avec le benchmark a permis de définir un territoire d’expression. Il s’agissait de répondre à la nouvelle plate-forme de communication SFR et le décliner sous forme de plan de cadrage. Sur la partie plus spécifique de l’écrit, ce cadrage devait être applicable à l’ensemble des supports. Et notamment, il devait être performant pour le support Mag et en communication hors média.

L’objectif premier du territoire éditorial est de pouvoir cadrer la manière dont la marque doit s’exprimer. Au global  il est conçu pour traduire les nouvelles intentions, la tonalité de «complicité offensive» et définir quel est le nouveau phrasé SFR.

Sur l’expression de l’identité : Ouest France

Sur la narration, le point de vue : http://epublications.unilim.fr/revues/as/1004

Catégorie : Études et conseils

Mots clés : | | | | | | |

Article précédent

Article suivant

Théorie de l’identité : quelle identité digitale pour AFIPEB ?

AFIPEB, quelle identité digitale

identité digitale

l’identité digitale d’une entreprise passe par l’ensemble des discours, des fonctionnalités et des actions proposés à l’internaute

L’identité digitale d’une entreprise relève d’un ensemble d’éléments signifiants de nature variée.

introduction

Ce peut être des visuels ou des textes, des actions et  fonctionnalités, la présence sur les réseaux sociaux, etc. Ces éléments sont organisés et ont des relations entre eux. Le destinataire est chargé de les reconstruire par syncrétisme afin de retrouvé l’identité digitale qui lui est proposée.

Dans cette étude, nous analysons la mise en scène. Il s’agit des actions, de la navigation et des animations proposées à l’utilisateur. Ceux-ci forment des discours ou sont représentés par des signes. Ils nous servent à diagnostiquer la figure de la marque et celle du destinataire.

Les dispositifs communicationnels voie/voix d’accès à l’information

Pour les sites non-marchands, la mise en forme et la clarté de la maquette, le rubricage et sa pertinence ainsi que le point de vue sur l’isolation et les isolants sont les voix d’accès à l’information. Celle-ci est l’objet recherché par le public. Ils organisent, structurent, gèrent et hiérarchisent l’information. Autrement dit, la dimension esthétique et l’organisation de l’actualité sur les produits sont porteurs de sens. Ils permettent aux internautes de saisir l’identité digitale. Ils la comparent avec celle qu’ils connaissent et qui n’est pas nécessairement numérique.

Le benchmark, phase nécessaire

Cette analyse passe également par la comparaison avec certains concurrents sélectionnés. Dans les sites de la marque et des concurrents, le nombre de pages dédiées à l’isolation et aux isolants varie de 1 à 20. Ce facteur agit sur l’ensemble de l’analyse : il intervient sur le rubricage (ou WIS : web information system), la longueur des articles, la mise en discours et dans le cas présent sur le point de vue.
Nous étudions le sens contenu et non pas le sens perçu (par le destinataire) ou voulu (par le destinateur) ; cette distinction entraîne le repérage de logiques de différenciations objectives et non des hiérarchisations subjectives.

un lien vers de la sémiotique appliquée au webdesign

http://epublications.unilim.fr/revues/as/2065

un lien vers une étude similaire

http://sensetdesign.fr/etudes-et-conseils/identite-digitale-et-discours.htm

Catégorie : Études et conseils

Mots clés : | | | |

Article précédent

Article suivant

Théorie du design : sémiotique du design, approche artistique ou scientifique ?

Sémiotique du design : le design est, semble-t-il, au carrefour d’une approche artistique et d’une visée scientifique. De l’Art il retient la recherche esthétique mais aussi l’apprentissage par l’expérience. De la science il aimerait retenir la ou les méthodes et les savoirs ; à moins que ce soit la nécessaire reproductibilité de son objet d’étude qui implique rigueur, mesures et précision. Notions que l’on pourrait confondre avec une démarche scientifique (expérimentations, observations et lois). Ainsi considéré le design demande au praticien (1) art, (2) connaissances et (3) techniques.

Conférence sur la sémiotique du design, Ateliers de la Recherche en Design V, école Polytech, Université de Tours. Public : designers et sémioticiens – sémiotique du design

Sémiotique du design, la question de la recherche se pose donc à trois niveaux :

1. La recherche en Art est-elle possible ? L’université a déjà répondu à cette interrogation avec les doctorats d’esthétique et d’histoire de l’art par exemple.

2. De quelles connaissances s’agit-il ? La recherche est-elle applicable à ces connaissances ?

3. La recherche sur les techniques est-elle propre au designer ? Les différents cursus existants et notamment ceux proposés par les écoles d’ingénieurs répondent à ce niveau de recherche.

Comment la sémiotique du design aide-t-elle le designer dans sa recherche ?

[…] Au-delà de ces considérations épistémologiques, mais au cœur de cette problématique de l’intuition, nous voudrions montrer comment la sémiotique du design aide le designer dans sa recherche en lui fournissant des concepts qui permettent un “découpage” de sa pratique voire propose des axes de recherche. Je voudrais avant d’aborder en quoi la sémiotique peut aider le designer et peut-être esquisser quelques pistes de recherches, détailler quelque peu le lien entre sémiotique et design (dans le titre sémiotique du design) car pour l’instant je l’ai posé comme évident de par la nécessaire prise en compte de l’utilisateur ; l’utilisateur présuppose l’intervention des sciences humaines mais également des sciences du langage auxquelles appartient la sémiotique.

La sémiotique est une réflexion sur la construction du sens

Elle permet par l’analyse et par un ensemble de concepts, de grilles, de modèles de mieux gérer la construction du sens ; pour ce faire elle utilise un métalangage de description et d’analyse. Celui-ci la rend bien souvent absconse. Mais je vais tenter de le simplifier tant la pertinence des analyses nous semblent propices à la recherche en design. Dans un premier temps, j’établis le lien entre design et sémiotique. Dans un second temps, je montre comment le design peut-être analysé par la sémiotique. Pour à la fin présenter quelques sont les apports sémiotiques pour la recherche en design.

En cela le design a des caractéristiques sémiotiques génératrices de sens ; mais il peut également être insignifiant dans des situations particulières.

pour faire court, la sémiotique s’est penchée sur les textes et énoncés littéraires. Puis les sémioticiens ont exporté tel quel leurs outils sur l’image et le design en général pour développer la sémiotique du design. Aujourd’hui les sémioticiens ne transposent plus ces outils mais ont élaboré une approche spécifique en intervertissant le point de vue initial : d’une discipline qui cherchait à placer le texte hors de son contexte arguant du fait que l’histoire du texte concernait justement l’histoire, la sémiotique est devenue une discipline d’intégration, qui décèle les informations contextuelles incorporées dans le texte. Nous reviendrons plus tard sur cet aspect. Par ailleurs, il a fallu entre autre qu’ils réalisent que le design peut avoir une substance expressive spécifique, c’est-à-dire une expression qui organise les contenus.

Des systèmes signifiants autres que la langue parlée ou écrite

[…] Il existe donc des systèmes signifiants autres que ceux existant en mots avec des niveaux d’expression et de contenu corrélés, avec grammaire et syntaxe ou des codes et des normes, l’ensemble permettant la génération de sens. Il n’est donc pas nécessaire de passer par les mots pour générer du sens. L’étude de la génération du sens est précisément l’objet de la sémiotique du design.

Fontanille déploie l’intérêt de l’usage de la sémiotique sur les pratiques et écrit à ce sujet : “En effet, le sémioticien ne s’intéresse pas aux pratiques en général, mais aux pratiques en tant qu’elles produisent du sens, et à la manière dont elles produisent leur propre sens. Et cela peut se comprendre au moins de deux manières : (i) d’un côté, les pratiques peuvent être dites « sémiotiques » dans la mesure où elles sont constituées d’un plan de l’expression et d’un plan du contenu, et (ii) de l’autre, elles produisent du sens dans l’exacte mesure où le cours même de la pratique est un agencement d’actions qui construit, dans son mouvement même, la signification d’une situation et de sa transformation. Le cours d’action transforme en somme le sens visé par une pratique en signification de cette pratique”.

Considérer la pratique comme un langage équivaut à lui accorder plan d’expression, plan du contenu et agencements

Le premier sens est celui que nous avons repéré précédemment et qui nécessite un rapprochement entre pratiques et langage. Le langage présuppose non seulement des plans de l’expression et du contenu corrélés, mais également des agencements syntagmatiques qu’il accepte et refuse ; considérer la pratique comme un langage équivaut à lui accorder plan d’expression, plan du contenu et agencements. Ces agencements sont porteurs de valeurs ; autrement dit, dans le cas du design d’objets, des conformations, des compositions, des organisations vont permettre à l’utilisateur telle ou telle combinaison d’actions ; ces dernières seront valorisées par l’utilisateur et permettront notamment de générer des différences entre les objets. Par exemple telle poignée de porte sera esthétique et telle autre pratique.

Le second sens est relatif à l’usage et au sens élaboré au cours de cet usage. Ici les choix syntagmatiques (configurations, combinaisons, conformations…) laissent l’utilisateur naviguer entre programmation et ajustement, c’est-à-dire entre une pratique réglée a priori et une autre adaptée en temps réel…

sujets connexes : sémiologie d’une affiche culturelleinnovation en design
http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_en_design

Catégorie : Conférences

Mots clés : | | | |

Article précédent

Article suivant