Théorie de l’identité : valeurs techniques, valeurs sociales en entreprise

valeurs, aux fondements de la sémiotique

analyse sémiotique des valeurs

Valeurs techniques, valeurs sociales en entreprise et leur nécessaire équilibre.

Tel est le sujet de mon article dans l’ouvrage collectif « Valeurs : aux fondements de la sémiotique », publié chez L’Harmattan.

Dans le cadre des études que je mène en entreprise, j’utilise la sémiotique pour examiner la construction identitaire de l’entreprise.

Rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail

Il y a un an, je lisais un article sur le stress au travail. Il spécifiait que « la valorisation des performances collectives, la reconnaissance du travail réalisé et la formation des cadres » faisaient partie des actions recommandées. Et ceci était écrit dans le Rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail remis au Premier ministre. Le point de départ de cet audit était de répondre à « la demande principale partagée par l’ensemble des travailleurs : trouver du sens à ce qu’ils font ».

La valorisation à l’origine du sens

Dans ce cas, pour le sémioticien sens et valorisation sont liés. Celle-ci est même à l’origine du sens. S’interroger sur le sens en entreprise, c’est donc examiner la notion de valeur. Et il faut se demander si celle-ci est la même pour les uns et les autres. On voit alors que sans cesse se négocient des valeurs techniques et des valeurs sociales en entreprise. Et qu’il s’agit de proposer un équilibre entre ces deux groupes.

Les différentes conceptions de la notion de valeur

La première partie tente d’apporter une réponse à cette question. Ce qui implique de déceler les différentes conceptions de la valorisation. Il s’agit alors d’établir des correspondances afin de permettre une gestion cohérente des valeurs de et en entreprise.

Valeurs, identité au travail et identité personnelle

La seconde partie traite d’observations faites en sociologie du travail. L’identité du sujet et celle de l’entreprise sont liées. Et elles s’appuient sur des valeurs. Il faut alors se demander s’il est possible de repérer chez les travailleurs une typologie de valorisation identitaire.

La transformation des valeurs

Enfin la dernière partie a pour sujet la dynamique de transformation de valeurs. L’entreprise s’inscrivant dans un espace culturel donné, il semble pertinent de lui appliquer le modèle de la sémiosphère.

http://epublications.unilim.fr/revues/as/1446

Sur le site de L’Harmattan : http://goo.gl/a5Oyle

Sur le site de myRHline et une suite surle site de Monster

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Théorie de l’identité : actant collectif

robot : nouvel actant de l'industire

actant collectif, comment travailleurs et androïdes peuvent-ils en construire un

L’actant collectif en milieu de travail existe déjà

L’actant collectif est parfois mobilisé pour stimuler les travailleurs à augmenter leur productivité. On le désigne parfois par l’esprit d’équipe ou l’expression faire corps. C’est ce truc en plus qui permet à l’entreprise d’affronter des tensions dues au marché par exemple. Mais un actant collectif avec des androïdes, est-ce possible?

Le robot de demain, pluri-actantiel ?

Actuellement dans l’industrie, le robot est dédié à un environnement. Il ne cumule pas de rôles alors que l’homme assume plusieurs rôles actantiels concomitants ou successifs. Mais le prochain androïde ne sera pas qu’un simple robot industriel mobile. Il ne sera pas plus ou moins anthropomorphe et construit pour effectuer des tâches répétitives !

L’androïde, participant à l’actant collectif ?

Il pourrait interagir avec le travailleur. Autrement dit, il serait à même d’endosser plusieurs rôles actantiels. Et pourquoi pas, celui de destinateur investi de savoirs et d’une ou plusieurs valeurs ? Celles-ci participent à l’identité du travailleur et au bien-projet commun. Cet actant collectif en entreprise qui permet de mobiliser toutes les énergies. Mais en entreprise quel actant collectif hommes et androïdes peuvent-ils construire ensemble ?

L’androïde, l’ordinateur neuronal et l’actant collectif

Les rapports de l’organisation internationale (UNECE, 2005b) relève la présence de robots partout, des usines aux habitats. Il est courant de lire dans la presse spécialisée qu’ils seront pour ce siècle ce que la voiture à été pour le XXe. Par rapport au siècle passé, cette expansion semble suivre deux tendances :
– le développement des interactions avec l’humain et
– le mimétisme[1].

L’androïde, la construction identitaire et l’actant collectif en entreprise

Les rapports de l’institut (WTEC, 2012) montrent que la robotique et les interactions homme-robot (HRI) sont étudiées par un grand nombre de chercheurs tant en Europe et en Asie qu’aux USA. Ces études distinguent les robots des androïdes[2]. Et parmi ces derniers ceux que l’on peut considérer comme des agents de ceux qui prolongent les capacités humaines. Enfin, les chercheurs différencient les contextes dans lesquels les androïdes interviennent. Dans ce cadre, l’étude porte sur la relation homme-androïde (agent) sous l’angle de la construction identitaire au travail…

le texte entier au format pdf : actant collectif

Notes


[1] Quelques robots basés sur le mimétisme : Mechadroid C3, Partner robot (Toyota), Aibo (Sony), Murata Boy & girl, Asimo (Honda), Paro. 2 robots de recherche sur les comportements humains pour faciliter leur intégration et leur utilisation : M3-Kindy (enfant de 5 ans) pèse 27 kilos et doté de 109 capteurs sensoriels. Noby, un nouveau né de 9 mois (7,9 kilos et 600 capteurs sensoriels).
[2] Le terme d’androïde semblerait recouvrir à la fois une anthropomorphie et un mimétisme des comportements qui présuppose l’élaboration de systèmes experts. Le terme humanoïde ne tiendrait compte que de la morphologie.

Abstract

Currently in the industry, the robot is dedicated to one environment and does not cumulate roles, but man has several actantial roles concurrent or successive. Next android will not be a simple industrial mobile robot and more or less anthropomorphic built to perform repetitive tasks! It could interact with the worker. In other words, it would be able to take on several actantial roles and why not, be a sender invested  in knowledge and in one or more values. They based the worker’s identity and contribute to the definition of the common good, collective actant of the company that can mobilize all energies. But what kind of collective actant can build together workers and androids?

RIN n°4 (Revue Interfaces Numériques), Être avec les robots humanoïdes. Relation. Réciprocité. Réceptivité ?, codirigé par Didier Tsala Effa & Stéphanie Walsh Matthews, revue scientifique publiée chez Hermès-Lavoisier sous la direction de Benoît Drouillat et Nicole Pignier. (article soumis)

sur la revue :
http://rin.revuesonline.com/accueil.jsp

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